Concert crépusculaire
Avec ce concert / création en quatuor, l’ensemble propose au crépuscule d’œuvrer à un nouveau ballet de la nuit.
Ici, loin de la cour, nous rêvons notre nuit comme rendue au ciel à qui elle appartient. Nous la rêvons obscure, noire et sauvage. Un espace où il faut tendre l’oreille pour sentir ce qu’elle porte de liberté, d’improbabilité, de magie et de poésie pour tou.te.s êtres vivant.e.s.
La nuit nous enveloppe de son grand manteau douillet, elle est à la fois la naissance de chaque jour nouveau et son dénouement. Elle forme nos rêves et permet que nous puissions les exaucer. La préserver et la choyer est en cela une nécessité.
C’est l’occasion de repenser cette nuit et de l’habiter humblement, nous humains, en y prenant part au même titre que le reste du vivant. Sa profondeur est pour nous l’occasion d’un rassemblement, d’un soulèvement peut-être, d’un rêve de renouveau.
C’est une ôde à la nuit et à l’obscurité qui permet de se souvenir, résister, se rassembler, espérer. On se dépouille de la lumière, on s’arme de papiers, de plumes, de figures expiatoires et sauvages. On ferme les yeux pour ouvrir grand les pupilles, on tend les mains et les voix pour ouvrir la porte des autres sens, pour aller ensemble aussi loin que l’on peut, « n’ayant de frontières que celle que nous nous donnons ».