Soirée résistance et espérance – Festival Chahut

Artistes

Patrick Cabanel, Historien

Juliette de Massy, Soprano

Fabrice Foison, Ténor

Laure Balteaux, Violoncelliste

Bogdan Nesterenko, Accordéon de concert

Patrick Condé, Comédien

Date

8 août 2025

Horaires

À partir de 18h

Lieu

Temple de St Germain de Calberte

Infos & réservation

Durée: 1h10

Tout Public

Infos et réservations : Chahut ! – Musique en Cévenneschahutmusiquesencevennes@gmail.com

Soirée résistance et espérance, conférence de Patrick Cabanel puis concert « Rafraîchis aussi le sol nu » au temple de St-Germain de Calberte dans le cadre du festival Chahut, musiques en Cévennes.

  • 18h : conférence discussion « Cévennes, artistes en terre de refuge » animée par Patrick Cabanel, historien français, directeur d’études à l’École pratique des hautes études, titulaire de la chaire Histoire et sociologie des protestantismes. Ses travaux portent principalement sur l’histoire des minorités religieuses, de la construction de la République laïque et des résistances à la Shoah.
  • 21h : Concert : « La catastrophe commence quand on sépare la musique en deux catégories : la musique légère et la musique sérieuse ».

Ces artistes se rassemblent autour de l’œuvre trop peu connue en France de Hanns Eisler, compositeur allemand de l’entre-deux-guerres, et en particulier de ses lieder sur des poèmes de Brecht, Goethe ou encore Hölderlin. Miniatures écrites en exil à Hollywood ou lieder plus sombres de la fin de sa vie, Eisler a toujours pensé la musique comme intrinsèquement liée à la société dans laquelle elle naît et détentrice d’un grand pouvoir d’espérance face à la brûlure du monde.

Il souhaitait voir sa musique interprétée au plus près de chacun, livrée au cœur de la vie, dans des intimités fortes qui remettent en question la barrière entre le public et les interprètes. Il souhaitait que la poésie soit chantée dans des lieux où musique et vie se mêlent pour qu’elle suscite échanges et rencontres. Et c’est bien l’intention portée dans ce récital : une partie instrumentale spécialement arrangée pour violoncelle et accordéon, une interprétation des lieder en allemand – dans la langue originale où Eisler pouvait lui-même si bien les dire et les parler/chanter – et enfin la voix d’un comédien pour donner à en entendre des fragments traduits, comme une rhapsodie forte et marquante. Ainsi, celui qui écoute et regarde peut retrouver la force du poème original de cette œuvre sublime.