LA NUIT D’AVANT

Création 2023

Équipe

Guillemette Beaury, Soprano

Audrey Courcelaud, Soprano

Cannelle Labaume, Soprano

Louise White, Soprano

Laure Balteaux, Mezzo-alto

Frédérique Bozec, Mezzo-alto

Noémie Capron, Mezzo-alto

Nina Lainville, Mezzo-alto

Lili Pain, Mezzo-alto

Fabrice Foison, Ténor

Yorick Labaume, Ténor

Etienne Chasson, Baryton-basse

Slim Fourati, Baryton-basse

Benoît Legrand, Baryton-basse

Juliette de Massy, Direction, conception

Patrick Condé, Mise en scène, conception

Victor Egéa, Lumières, dispositif vidéo

Gabriel Condé, Collaboration artistique

Les dates

9 août 2023 – Le tout petit festival de St Germain de Calberte

Dossier artistique

Une rêverie donc. Le rêve rapproche ici, au-delà de l’approche attentive, de l’oreille avisée, des œuvres chorales que rien a priori ne rassemble. Des amitiés fortes, sensibles, celles de Ligeti et Kurtag par exemple, se font sentir. Demeure toutefois l’impression, sur un tissu bleu sombre parfois frayé de pourpre ou de blanc, d’une constellation où les chants épars se font signe(s) et résonance(s).

La forme chorale est alors vibration du multiple et de l’un, qui diffère et s’altère de l’un à l’autre chant. S. Gubaidulina, G. Ligeti, G. Kurtag et B. Britten sont les génies passeurs de ce croissant fertile, aussi imposants que discrets. Par eux le rêve devient ce réel où les voix font effraction comme un vent s’engouffre dans une porte ou une brise caresse l’étoffe de la nuit.

Un chœur de 15 chanteurs œuvre à faire entendre des variations de timbres et d’intensités qui oscillent entre l’acmé d’une sensation éphémère, d’une perception furtive (« je voudrais que ces fragments soient comme des tracts distribués », Kurtag), et la louange flamboyante ou douloureuse à la Création (Britten), entre haïku et prière sacrée ou profane. Tension dans laquelle la communauté elle-même, restituée dans le prisme choral, se trouve tantôt exaltée tantôt déchirée ou dispersée.